Poésie

L’armée citadelle

Hastings, 1066

Notre adversaire s’est figé sur la colline.
L’armée se resserre et fait corps avec la cime,
La roche grisâtre de ce vaisseau austère,
Et se dresse comme une citadelle fière.

Sur le raidillon, nos hommes s’essoufflent vite,
Les chevaux trébuchent et bientôt se délite
La puissance de leurs assauts. Exténués,
Tous se font occire avant de voir le sommet.

Pourtant l’ennemi sur son flanc se désunit
Et certains de nos hommes, blessés, affaiblis, 
Sont pourchassés par une armée qui se morcèle.
La brèche s’ouvre et le monolithe chancèle.

Se pourrait-il que la roue de dame fortune
Tourne et nous montre en ce jour de sang et de brume
Le clan que Dieu souhaite alors favoriser ?
Notre duc voudrait tant croire en sa destinée.

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