Littérature·Romans et nouvelles

En la forêt de triste amertume

Le roi de France a sombré dans la folie. Les princes du sang se déchirent pour s’emparer du pouvoir tandis que la reine tente d’oublier cette nuit où elle a failli mourir, étranglée par son époux. Le duc d’Orléans assiste impuissant à la montée des tensions entre la Champagne et la Bourgogne, alors même qu’une attaque de l’empire aléman semble imminente.

Dans l’ombre, la duchesse s’inquiète de son propre sort, comme de celui du royaume. Clémentia d’Orléans souffre de crises de langueur qui la vouent au silence de sa chambre tout le jour. Et pourtant, à la nuit tombée, un nouvel élan l’anime, celui du sang. La duchesse pourra-t-elle guérir de ce mal qui la fait tant souffrir ? Le chevalier Hermant lui en a fait promesse. Il ira quérir un remède dans les forêts d’Armor, là où la magie est plus vivace qu’ailleurs.

Disponible en version papier et en ebook

Quelques avis :

« En la forêt de triste amertume est une pépite qui ravira les amateurs de romans gothiques autant que les passionnés de mythes arthuriens. C’est un récit qui mérite vraiment d’être découvert, et Céline Rosenheim est définitivement une autrice à suivre. »
Rose noire

Littérature·Poésie

Au clair de lune

La nuit étale ses heures
Sur mes courbes alanguies. 
Tandis que la pensée pleure
Eros dans ses fantaisies,
Au clair de lune, se leurre. 

Le long de mes souvenirs, 
Courent alors les griffures, 
Sillage de mon désir. 
Entends-tu le long murmure ? 
Du corps qui pense frémir. 

 Les caresses de velours 
En la chimère fugace 
S’éteignent au point du jour, 
Le lémure qui m’enlace 
Et tes lèvres, mon amour. 

Littérature·Romans et nouvelles

Consolament

Le duché de Nebleim connaît des heures sombres. Tandis qu’épidémies et catastrophes naturelles se succèdent, les prémices d’une guerre avec la principauté d’Histrionie se dessinent. Malgré cette situation difficile, la duchesse Ermessende espère la lumière. Les Parfaits affirment que la Terre, cette création du Diable, vacille sous les assauts de la foi véritable et que l’apocalypse viendra bientôt délivrer les âmes de leurs tourments. Dans ce monde au bord du précipice, Ermessende de Nebleim et ses vassaux se préparent à livrer bataille, tandis que dans les villes et les campagnes, chacun tente de surmonter les épreuves… jusqu’au jugement dernier.

Dans un monde proche de notre Moyen-Âge, les cathares connaissent un tout autre destin.

Disponible en version papier et ebook.

Poésie

Paysage d’hiver

La brume s’étend comme un linceul sur la plaine.
Les arbres décharnés se devinent à peine
Sous la rosée qui dessine fantômes blêmes.
Douce dame, qui d’autre que vous pourrait égayer l’hiver ?

La neige pare de blanc l’ombre des collines.
La vie disparait sous le manteau anonyme
Et se noie dans le silence jusqu’à la cime.
Douce dame, qui d’autre que vous pourrait égayer l’hiver ?

Le froid mord dans la chair des hommes affaiblis,
L’âme souffre du même mal si ce n’est pis
Dans ce décor où se déploie mélancolie.
Douce dame, qui d’autre que vous pourrait égayer l’hiver ?
Mon cœur aime tant à votre beau sourire se réchauffer.
Lorsque l’air est maussade, vous seule savez réconforter.

Poésie

Lémure

Ton cœur s’affole et pourtant, semblable aux lémures,
Ta silhouette s’ajoure en fines dentelles.
Parmi la foule, tes suppliques sont murmures,
Tes mots se perdent, comme emportés par le vent.
Et ton visage se dilue en aquarelle,
Oublié sous les coups du pinceau méprisant.

Ton cœur s’affole et pourtant, semblable aux fantômes,
Tu ne dessines ni trouble ni souvenance
Qui ne perdure dans la mémoire des Hommes.
Lorsque naissent l’espoir oublieux et l’amour
Et leurs épines, tu goûtes l’indifférence,
Car diaphanes sont ton âme et ses atours.

Poésie

L’armée citadelle

Hastings, 1066

Notre adversaire s’est figé sur la colline.
L’armée se resserre et fait corps avec la cime,
La roche grisâtre de ce vaisseau austère,
Et se dresse comme une citadelle fière.

Sur le raidillon, nos hommes s’essoufflent vite,
Les chevaux trébuchent et bientôt se délite
La puissance de leurs assauts. Exténués,
Tous se font occire avant de voir le sommet.

Pourtant l’ennemi sur son flanc se désunit
Et certains de nos hommes, blessés, affaiblis, 
Sont pourchassés par une armée qui se morcèle.
La brèche s’ouvre et le monolithe chancèle.

Se pourrait-il que la roue de dame fortune
Tourne et nous montre en ce jour de sang et de brume
Le clan que Dieu souhaite alors favoriser ?
Notre duc voudrait tant croire en sa destinée.

Poésie

L’art de l’épée

Dans l’ombre, se tient une silhouette noire.
Elle est trop perfide pour réclamer duel
et frappe de son épée, sans honneur ni gloire,
Le chevalier qui s’engouffre dans la ruelle.

L’homme pense à tort que fiel signifie adresse.  
Le preux laisse glisser la furie sur son fer
Il assaille prestement l’ouverture inverse,
Voilà que notre félon saigne et vocifère.

Il attaque derechef malgré la douleur.
Le chevalier pare et tourne contre l’acier,
Car faux tranchant s’emploie à museler l’orgueil.
S’incline ainsi qui de l’art n’a point le secret.

Et lorsque de sa pointe le preux se saisit  
C’est la gorge offerte que désire sa lame.   
Comme le ferait une dague à l’être impie,
Elle meurtrit la chair et perce jusqu’à l’âme.

Romans et nouvelles

Diabolus in Musica

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens.

J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Commander

Quelques chroniques :

« Diabolus in Musica est un roman atypique qui m’a emporté de bout en bout. Il est pourtant très court, mais que ce fût intense.J’ai immédiatement été subjugué par l’ambiance sombre que Céline a installée, et par la façon dont elle fait s’exprimer Yann. C’est un personnage mystérieux et fascinant, je me suis vite retrouvé en lui. »
For Ever Dreamer

« La musique est une mélodie mais en lisant Diabolus in Musica j’avais comme l’impression que les mots étaient une mélodie, jouaient une mélodie. Ces descriptions à travers ces phrases mélodieuses décrivent des lieux, des sensations, des pensées, des idées, des ressenties font un tout qui entraîne le lecteur dans ce monde. »
De Fil en Histoire

« Sans surprise, la qualité de l’écriture de Céline est là. Associée à la noirceur du récit, la poésie du rythme et des sentiments fait entrer dans cet univers sombre et décalé, laissant le lecteur rempli d’empathie pour les tourments des personnages. L’auteure maîtrise son style et joue avec les codes du fantastique teinté d’horreur. »
Fantasy Gate

« J’ai pris plaisir à lire ce livre, et que vous soyez métalleux ou non, juste amoureux de la musique ou auditeur peu concerné, je vous le recommande pour ne pas oublier  que la musique est, pour le vrai musicien, le reflet de son âme. »
Vampires & sorcières

Romans et nouvelles

Hiver Noir

Voilà longtemps que Mélisande rêvait de découvrir les vastes paysages glacés d’Islande. Accompagnée de Liv, sa meilleure amie, l’étudiante espère que ce voyage lui permettra de panser les blessures laissées par ses récents échecs. Mais le destin ne semble pas vouloir lui accorder de répit. Dehors, la terre tremble tandis que des cendres noires viennent couvrir la lande. Le caractère de Liv change brusquement, sans raison apparente, et Mélisande s’inquiète. Qui est cette jeune femme qu’elle seule semble voir ? Peuvent-elles vraiment faire confiance à Ármann, ce jeune homme qui leur offre l’hospitalité ? Troublée, déboussolée, Mélisande cherche un bref soulagement dans les antidépresseurs. Elle ne sait plus ce qu’elle doit faire ni ce qu’elle doit croire. Car comment savoir où s’arrête la réalité et où commence la folie ?

Cette novella est actuellement indisponible. Je cherche un éditeur pour une éventuelle réédition.

Quelques chroniques :

« Je terminerais par le dernier point qui m’a émerveillé et auquel je faisais allusion : l’ambiance. Celle-ci est très sombre et même angoissante. En lisant la description des paysages, j’avais l’impression de me trouver en Islande, et l’écriture de Céline y a grandement contribué. Les éléments fantastiques sont de ce fait saisissants de par leur clarté, se faisant tour à tour menaçants et fascinants. »
For Ever Dreamer

« En bref, c’est un roman qui mélange beaucoup d’ingrédients que j’affectionne : une ambiance pesante, de vieilles légendes, un pays qui me fait rêver. Un roman court, mais fantastique dans tous les sens du terme ! »
Monde Fantasy

« …c’est une aventure brève et puissante, que Céline Rosenheim nous sert dans un décor grandiose et magique. Je ne regrette pas de l’avoir vécue, et j’attends la prochaine de pied ferme. »
Les O troubles

« J’ai parfois tremblé pour Mélisande, je me suis sentie étouffer dans ce huis-clos, tout en m’émerveillant par procuration de la splendeur de l’Islande. La lecture fut certes brève, mais intense et me laissera un bon souvenir. »
Vampires & sorcières

Romans et nouvelles

A l’encre de tes veines

À l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simples rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.

En vingt nouvelles et cinq poèmes, À l’encre de tes veines voyage au gré des styles, du romantisme noir, première passion de l’auteur, à la fantasy, de la science-fiction à la parodie.

Ce recueil de nouvelles est actuellement indisponible. Je cherche un éditeur pour une éventuelle réédition.

Quelques chroniques :
« Sombre et beau, noir et classique ; voilà en peu de mots mon premier ressenti une fois la dernière page tournée. Il plane entre ces lignes une lumière funeste et pourtant, on y trouve de quoi sourire en frémissant, de quoi s’interroger en redoutant. À la manière dont on observerait une ténébreuse dentelle, on découvre ici une finesse travaillée avec goût pour un résultat très agréable. »
Les O Troubles

J’ai eu lors de cette lecture plusieurs fois de petits pincements au cœur, tellement l’écriture nous permet une immersion totale dans ces courtes nouvelles. On s’attend parfois  tellement à avoir une fin plus conventionnelle que l’on se laisse avoir par la chute. Le style soutenu, les vers et autres textes très poétiques rajoutent une touche précieuse et très soignée à ces textes mordants. Je vous conseille vivement cette lecture et notamment la nouvelle intitulée : “L’enfant Lune” !
Vampirisme.com

« L’ensemble est original. Céline ose toucher à tous les styles, et elle le fait très bien. Son écriture est très maitrisée (j’avais déjà pu le remarquer dans le superbe Diabolus in Musica), elle ne commet aucune fausse note. Elle est tout de suite parvenue à m’emporter dans son univers, me faisant ressentir les différentes ambiances (très mystérieuses au demeurant) avec clarté. »
For Ever Dreamer