Poésie

Lémure

Ton cœur s’affole et pourtant, semblable aux lémures,
Ta silhouette s’ajoure en fines dentelles.
Parmi la foule, tes suppliques sont murmures,
Tes mots se perdent, comme emportés par le vent.
Et ton visage se dilue en aquarelle,
Oublié sous les coups du pinceau méprisant.

Ton cœur s’affole et pourtant, semblable aux fantômes,
Tu ne dessines ni trouble ni souvenance
Qui ne perdure dans la mémoire des Hommes.
Lorsque naissent l’espoir oublieux et l’amour
Et leurs épines, tu goûtes l’indifférence,
Car diaphanes sont ton âme et ses atours.

Poésie

L’art de l’épée

Dans l’ombre, se tient une silhouette noire.
Elle est trop perfide pour réclamer duel
et frappe de son épée, sans honneur ni gloire,
Le chevalier qui s’engouffre dans la ruelle.

L’homme pense à tort que fiel signifie adresse.  
Le preux laisse glisser la furie sur son fer
Il assaille prestement l’ouverture inverse,
Voilà que notre félon saigne et vocifère.

Il attaque derechef malgré la douleur.
Le chevalier pare et tourne contre l’acier,
Car faux tranchant s’emploie à museler l’orgueil.
S’incline ainsi qui de l’art n’a point le secret.

Et lorsque de sa pointe le preux se saisit  
C’est la gorge offerte que désire sa lame.   
Comme le ferait une dague à l’être impie,
Elle meurtrit la chair et perce jusqu’à l’âme.

Romans et nouvelles

Diabolus in Musica

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens.

J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Commander

Quelques chroniques :

« Diabolus in Musica est un roman atypique qui m’a emporté de bout en bout. Il est pourtant très court, mais que ce fût intense.J’ai immédiatement été subjugué par l’ambiance sombre que Céline a installée, et par la façon dont elle fait s’exprimer Yann. C’est un personnage mystérieux et fascinant, je me suis vite retrouvé en lui. »
For Ever Dreamer

« La musique est une mélodie mais en lisant Diabolus in Musica j’avais comme l’impression que les mots étaient une mélodie, jouaient une mélodie. Ces descriptions à travers ces phrases mélodieuses décrivent des lieux, des sensations, des pensées, des idées, des ressenties font un tout qui entraîne le lecteur dans ce monde. »
De Fil en Histoire

« Sans surprise, la qualité de l’écriture de Céline est là. Associée à la noirceur du récit, la poésie du rythme et des sentiments fait entrer dans cet univers sombre et décalé, laissant le lecteur rempli d’empathie pour les tourments des personnages. L’auteure maîtrise son style et joue avec les codes du fantastique teinté d’horreur. »
Fantasy Gate

« J’ai pris plaisir à lire ce livre, et que vous soyez métalleux ou non, juste amoureux de la musique ou auditeur peu concerné, je vous le recommande pour ne pas oublier  que la musique est, pour le vrai musicien, le reflet de son âme. »
Vampires & sorcières

Poésie

Chevelure d’automne

J’aimerais que le temps fige ses longs cours d’eau,
Suspendu aux clartés de ton automne roux,
Que ta chevelure me berce de son flot
Et que l’oubli me saisisse au creux de ton cou.

En ce temple où s’élèvent les arbres fanés,
Où la fin commence, je veux te contempler
Sans que jamais ne paraisse le morne hiver.

L’été et la joie sont de frivoles fadeurs,
Et cependant je ne voudrais pas que se meurent
Lors d’un jour blanc de désespoir tes beaux yeux verts.

Restons sur le seuil, enlaçons-nous et dormons !
C’est dans ce bois durant l’incertaine saison,
Dans le mystère des couleurs fauves et ambre,
Que nous cacherons nos peurs et nos corps qui tremblent.

Car tu le sais, nous sommes faits de tragédie !
Mais en cet automne flamboyant, je me ris
Du destin comme de ses griffes qui nous frôlent.
La chute pour nous peut bien glacer son envol.